Huiles essentielles et cycle menstruel
Douleurs de règles, irritabilité prémenstruelle, ballonnements : certaines huiles essentielles sont traditionnellement utilisées en complément, avec un niveau de preuve qui varie selon les indications et une prudence particulière pour les personnes aux antécédents hormono-dépendants.

Douleurs de règles (dysménorrhée)
L'action recherchée est principalement antispasmodique, sur les contractions utérines responsables des douleurs.
- Estragole/anéthol (fenouil, basilic exotique) — propriété antispasmodique documentée, à utiliser en dilution cutanée sur le bas-ventre, jamais en usage prolongé au-delà de quelques jours par cycle.
- Camomille romaine — antispasmodique et apaisante, bien tolérée en dilution cutanée, y compris chez les personnes sensibles.
- Sauge sclarée — traditionnellement citée pour son action régulatrice sur la sphère féminine ; à utiliser avec prudence en cas d'antécédent de cancer hormono-dépendant (voir plus bas).
Application type : 2 à 3 gouttes du mélange choisi diluées dans une huile végétale, massage local du bas-ventre en mouvements circulaires, 2 à 3 fois par jour pendant les jours douloureux uniquement.
Syndrome prémenstruel (SPM)
Irritabilité, tension nerveuse, troubles du sommeil dans les jours précédant les règles : les HE à visée apaisante générale (voir la page HE et stress/anxiété) trouvent ici une application ciblée : lavande vraie, petitgrain bigarade, ylang-ylang en diffusion ou en dilution cutanée sur les poignets.
Antécédents hormono-dépendants : les personnes ayant un antécédent personnel ou familial de cancer du sein, de l'endomètre ou de l'ovaire, ou toute pathologie hormono-dépendante, doivent demander un avis médical avant d'utiliser des HE réputées à activité proche des œstrogènes (sauge sclarée, fenouil, cyprès en usage répété). Ces effets restent débattus et peu quantifiés, ce qui justifie la prudence plutôt que l'exclusion définitive.
Ballonnements et inconfort digestif associés
Menthe poivrée (en dilution cutanée sur le ventre, jamais chez la femme enceinte ni allaitante) et estragon en cas de spasmes digestifs associés au cycle — usage ponctuel, adulte uniquement.
Ce qu'il faut éviter
- Voie orale en automédication, quelle que soit l'indication liée au cycle.
- Usage continu sur plusieurs cycles sans pause — comme pour toute cure d'HE, limiter à quelques jours par mois et réévaluer.
- Application des HE citées en cas de grossesse suspectée ou confirmée : voir la page Aromathérapie et grossesse.