Myrrhe
La myrrhe (Commiphora myrrha) est une gomme-résine issue d'un arbuste de la famille des Burseraceae, qui pousse dans des régions chaudes et sèches. Elle est associée de longue date à des usages médicinaux et rituels.Son huile essentielle, très visqueuse et d'odeur terreuse caractéristique, est riche en sesquiterpènes, ce qui lui assure une bonne tolérance cutanée. Elle est souvent adultérée avec des résines moins chères.Elle est à distinguer de la teinture de myrrhe (extrait hydroalcoolique) utilisée en pharmacopée. Capable de stimuler l'utérus, elle est déconseillée pendant la grossesse.
Indications thérapeutiques(13)
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Type de preuve : ouvrage spécialisé (Faucon, Baudoux…)
Faucon cite les rhumatismes (mention secondaire) et la dit antalgique articulaire et anti-inflammatoire. Aucun essai chez l'humain ; ne remplace pas le traitement de fond. Pharma GDD la cite pour les rhumatismes et les douleurs musculaires (5 % au plus).
Type de preuve : in vivo (animal)
Chez l'animal, l'huile essentielle de myrrhe a accéléré la contraction et la fermeture des plaies, avec une activité antibactérienne (Gebrehiwot et al., 2017). Faucon en fait l'une de ses huiles cicatrisantes majeures (« plaies », « ulcères »). Aucun essai chez l'humain ; jamais dans une plaie profonde. Santé Canada l'autorise contre les petites coupures ; Pharma GDD la cite pour les cicatrices et les plaies.
Conseil : Précaution : éviter les yeux et les muqueuses.
Type de preuve : ouvrage spécialisé (Faucon, Baudoux…)
Indication majeure selon Faucon (« arthrose », « rhumatismes »), qui en fait un antalgique articulaire de premier plan. Aucun essai chez l'humain.
Conseil : Contre-indiquée pendant la grossesse.
Type de preuve : ouvrage spécialisé (Faucon, Baudoux…)
Indication retenue par Faucon (« escarres »), qui la dit fortement cicatrisante. Aucun essai chez l'humain ; en complément des soins infirmiers.
Conseil : Contre-indiquée pendant la grossesse.
Type de preuve : ouvrage spécialisé (Faucon, Baudoux…)
⚠️ Usage complémentaire uniquement, sous suivi médical — ne remplace jamais le traitement d'une hépatite. Faucon cite les hépatites virales (mention secondaire). Aucun essai chez l'humain.
Conseil : Surveillance médicale (transaminases, charge virale) impérative. Contre-indiquée pendant la grossesse.
Type de preuve : ouvrage spécialisé (Faucon, Baudoux…)
Faucon cite l'herpès buccal (mention secondaire) et la dit antivirale. Aucun essai chez l'humain.
Conseil : Ne pas avaler.
Type de preuve : ouvrage spécialisé (Faucon, Baudoux…)
Faucon cite l'hyperthyroïdie et attribue à la myrrhe une action freinatrice sur la thyroïde, comme d'autres auteurs de l'aromathérapie française. Aucune étude chez l'humain ni chez l'animal avec l'huile essentielle. Uniquement en complément, sous suivi médical : ne remplace jamais un traitement antithyroïdien.
Conseil : Contrôle médical de la fonction thyroïdienne. Contre-indiquée pendant la grossesse et l'allaitement.
Type de preuve : in vitro
En laboratoire, l'huile de myrrhe agit contre des Candida prélevés dans la bouche de patients (Nikolic et al., 2016). Aucun essai chez l'humain. Pharma GDD la cite contre les mycoses cutanées à Candida.
Conseil : Précaution : éviter les yeux et les muqueuses.
Type de preuve : in vivo (animal)
Chez l'animal, l'huile essentielle de myrrhe a accéléré la contraction et la fermeture des plaies, avec une activité antibactérienne (Gebrehiwot et al., 2017). Faucon en fait l'une de ses huiles cicatrisantes majeures (« plaies », « ulcères »). Aucun essai chez l'humain ; jamais dans une plaie profonde.
Conseil : Contre-indiquée pendant la grossesse. En l'absence d'amélioration ou en cas de signe d'infection, consulter un professionnel de santé.
Type de preuve : ouvrage spécialisé (Faucon, Baudoux…)
Faucon cite les aphtes ; l'Agence européenne du médicament reconnaît la teinture de myrrhe (extrait hydroalcoolique, pas l'huile essentielle) comme médicament traditionnel des petites ulcérations et inflammations de la bouche. Aucun essai sur l'huile essentielle. Pharma GDD la cite aussi pour les aphtes (1 goutte pour 4 gouttes d'huile végétale, 3 jours).
Conseil : Précaution : éviter l'ingestion et les yeux.
Type de preuve : in vivo (animal)
Chez l'animal, l'huile essentielle de myrrhe a accéléré la contraction et la fermeture des plaies, avec une activité antibactérienne (Gebrehiwot et al., 2017). Faucon en fait l'une de ses huiles cicatrisantes majeures (« plaies », « ulcères »). Aucun essai chez l'humain ; jamais dans une plaie profonde. Santé Canada l'autorise contre les petites coupures ; Pharma GDD la cite pour les petites plaies.
Conseil : Éviter les applications sur des plaies profondes ou des brûlures graves
Type de preuve : traditionnel
Usage traditionnel apaisant sur l'eczéma sec ; Faucon la dit fortement anti-inflammatoire. Non étudié pour l'huile. Santé Canada l'autorise contre l'eczéma ; Pharma GDD la cite pour l'eczéma inflammatoire.
Conseil : Contre-indication grossesse absolue.
Type de preuve : traditionnel
Usage traditionnel en fumigation et inhalation sur les voies respiratoires. Non étudié. Santé Canada l'autorise contre le rhume et la toux ; Pharma GDD la cite pour le début du rhume et de la toux.
Conseil : Contre-indiquée pendant la grossesse et l'allaitement.
Interactions médicamenteuses
Références scientifiques(4)
- Faucon M. — Traité d'aromathérapie scientifique et médicale, 2015 - 2015Preuve faibleType de preuve : ouvrage spécialisé (Faucon, Baudoux…)rhumatisme · douleur articulaire · escarre · hepatite virale · herpes labial · hyperthyroidie · aphte
- Gebrehiwot M. et al. — Ethiopian Pharmaceutical Journal, 2017 - 2017Preuve faibleType de preuve : in vivo (animal)cicatrisation · ulcere cutane · blessure
- Nikolic M. et al. — EXCLI J, 2016 (PMID 27330531) - 2016Preuve faibleType de preuve : in vitromycose
- Usage traditionnelUsage traditionnelType de preuve : traditionneleczema · infection respiratoire
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