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Usage informatif uniquement - Ces informations ne remplacent pas un avis médical ou pharmaceutique.

À propos

SciencAroma rassemble ce que les sources publiées disent réellement de 192 huiles essentielles — en indiquant, pour chaque indication, la solidité de ce qui la soutient. Y compris quand cette solidité est faible, ce qui est le cas le plus fréquent.

Qui écrit ce site

Thomas Rognon — Fondateur et rédacteur de SciencAroma

Je suis formé à la production de plantes à parfum, aromatiques et médicinales : brevet professionnel de responsable d'exploitation agricole, spécialité PPAM en agriculture biologique, obtenu au CFPPA de Montmorot (Jura) en 2016. Mille deux cents heures portant sur la culture, le séchage et l'herboristerie, la transformation, et la distillation des huiles essentielles et des hydrolats.

Cette formation porte sur la plante et son extraction — pas sur la clinique. Je ne suis ni médecin, ni pharmacien, ni aromathérapeute diplômé, et ce site ne formule donc aucune recommandation en son nom propre. C'est la raison d'être de la gradation : chaque indication renvoie à sa source et affiche la solidité de ce qui la soutient, y compris quand cette solidité est faible.

Je suis par ailleurs dessinateur projeteur en structure bois depuis 2004, habitué aux données structurées et aux plans qui doivent tomber juste. Le corpus est validé automatiquement à chaque modification plutôt que relu au jugé — les règles de contrôle décrites plus bas viennent de cette habitude.

Détail du programme de la formation : CFPPA de Montmorot

Ce que contient la base

192
huiles essentielles
plus 44 hydrolats et 15 huiles végétales
1 350
indications sourcées
chacune graduée par niveau et par type de preuve
1 024
contre-indications
grossesse, âge, terrain, allergies
271
interactions médicamenteuses
avec mécanisme et voie métabolique

Ces fiches couvrent 154conditions et symptômes. L'ensemble des indications a été revu en 2026.

D'où vient l'information

Chaque indication porte sa source et son année. Quand les sources divergent — ce qui arrive souvent en aromathérapie — elles sont départagées dans cet ordre :

  1. Les ouvrages de référence en aromathérapie clinique, principalement Michel Faucon, qui fournit l'ossature des propriétés et des précautions d'emploi.
  2. Les monographies d'agences— notamment le comité des médicaments à base de plantes de l'Agence européenne des médicaments — quand elles existent pour la plante concernée.
  3. La littérature scientifique (PubMed, Cochrane), avec une préférence pour les essais cliniques humains sur les études in vitro.
  4. Les données de toxicologie, en particulier Tisserand & Young pour les dilutions maximales et les allergènes de contact, et la monographie « Aromathérapie – huiles essentielles » de Santé Canada (2025) qui fixe, huile par huile, des concentrations cutanées maximales.

En cas de désaccord persistant, c'est la position la plus prudente qui est retenue. Une contre-indication n'est jamais assouplie faute de données : l'absence de preuve de risque n'est pas une preuve d'absence de risque.

Ce que les niveaux de preuve disent réellement

Chaque indication est graduée. Voici la répartition réelle des 1 350 indications de la base — sans arrondi favorable :

Usage traditionnel490 indications · 36 %

Usage documenté de longue date, sans étude clinique le confirmant.

Faible840 indications · 62 %

Études in vitro, sur l’animal, ouvrages spécialisés, ou essais humains trop petits pour conclure.

Modéré20 indications · 1 %

Essais cliniques humains, mais peu nombreux ou de méthodologie limitée.

Élevé0 indications · 0 %

Essais contrôlés randomisés convergents, ou monographie d’agence.

Autrement dit : 36 % des usages recensés reposent sur la seule tradition et 62 % sur des preuves faibles; 1 % atteignent le niveau modéré, et aucun n’atteint le niveau élevé. Ce n'est pas une faiblesse de cette base — c'est l'état réel de la recherche en aromathérapie. Un site qui afficherait l'inverse se tromperait, ou vous tromperait. Le détail de cette échelle est expliqué sur la page recherche scientifique.

Depuis septembre 2026, chaque indication porte aussi un type de preuve, qui précise la nature de la donnée derrière la note : étude in vitro, étude animale, essai clinique humain, monographie officielle, méta-analyse — ou, faute d'étude, un simple renvoi à un ouvrage spécialisé. Deux indications « preuve faible » ne se valent pas selon qu'elles reposent sur une boîte de Pétri ou sur un essai humain préliminaire. Le classement de chaque type est décrit dans la section « Comment la science mesure une preuve ».

Les contrôles automatiques

Le corpus n'est pas seulement relu : il est validé par des règles exécutées à chaque modification. Une fiche qui en enfreint une ne peut pas être publiée. Ces règles vérifient notamment que :

  • une voie d'administration n'est jamais ouverte à un âge que la contre-indication de la fiche interdit ;
  • chaque huile essentielle porte au moins une contre-indication — une fiche vierge de précautions se lirait comme « sans risque connu » ;
  • chaque indication porte une source, une année et un niveau de preuve ;
  • un protocole ne décrit pas une voie d'administration que la fiche ne déclare pas ;
  • une molécule à risque connu s'accompagne bien de la contre-indication attendue — par exemple le camphre au-delà d'un certain seuil et la contre-indication épilepsie.

Relectures et contrôle des références

Depuis septembre 2026, chacune des 192fiches a été relue en entier, et une seconde relecture complète est en cours : composition recoupée sur plusieurs sources, contre-indications, voies d'administration et dilutions revues, indications confrontées à leurs sources et retirées quand elles ne tenaient pas.

Les articles cités par un identifiant (PMID ou DOI) sont retrouvés automatiquement dans Europe PMC ou Crossref, et l'auteur et l'année sont comparés à la citation de la fiche. Ce contrôle a déjà fait corriger des erreurs d'attribution.

Pour les précautions d'emploi, les fiches des distributeurs français (La Compagnie des Sens, Pranarôm, Pharma GDD…) sont consultées et nommées dans les notes. Quand elles divergent entre elles ou avec les ouvrages de référence sur l'âge minimum ou la grossesse, la valeur la plus stricte est retenue. Les concentrations de 10 à 20 % que certains distributeurs proposent sur la peau ne sont pas reprises : le plafond de la fiche suit Santé Canada ou Tisserand & Young.

Chaque fiche affiche la date de sa dernière révision, et chaque indication son type de preuve (étude in vitro, étude animale, essai clinique, monographie, ouvrage spécialisé ou usage traditionnel).

Ce qu'une fiche ne sait pas de votre flacon

Une étude porte sur un chémotype précis, une origine, une méthode d'extraction, une concentration et un état de fraîcheur donnés. Le flacon que vous avez entre les mains peut différer sur chacun de ces points : une même espèce botanique a parfois plusieurs chémotypes (voir les chémotypes), la composition varie d'un lot à l'autre, et une huile s'oxyde une fois le flacon ouvert — ce qui peut augmenter son potentiel allergisant. Ce site ne connaît rien de tout cela pour votre flacon précis.

Un niveau de preuve élevé ou l'absence de contre-indication affichée sur une fiche ne sont donc jamais un feu vert à utiliser n'importe quel flacon portant ce nom commun, à n'importe quelle dose. Vérifiez le chémotype et l'analyse chromatographique (GC/MS) de votre propre lot — voir lire une étiquette — et, en cas de doute ou d'usage thérapeutique, demandez l'avis d'un pharmacien ou d'un aromathérapeute qui pourra examiner le produit réellement utilisé, pas seulement son nom.

Relecture clinique

Le contenu est aujourd'hui compilé et gradué à partir de sources publiées, sans relecture par un professionnel de santé extérieur. C'est une limite, et elle est dite ici plutôt que passée sous silence.

Un partenariat est en cours avec des aromathérapeutes pour la relecture et l'évaluation du contenu clinique. Cette page sera mise à jour, et les fiches concernées porteront la mention de leur relecteur, dès que ce travail sera engagé.

Conflits d'intérêts

Ce site ne perçoit à ce jour aucune rémunération d'un producteur, d'un laboratoire ou d'une marque d'huiles essentielles pour la rédaction, le classement ou la mise en avant d'une fiche. Un encart « où acheter » existe dans le code du site pour de futurs liens affiliés (Aroma-Zone, Compagnie des Sens, Pranarôm), mais aucun n'est activé à l'heure actuelle — l'encart reste donc invisible partout où il apparaît dans le code.

Si un partenariat commercial ou une monétisation par affiliation venait à être activé, cette page serait mise à jour en conséquence, et l'origine commerciale d'un lien serait indiquée à l'endroit où il apparaît.

Traçabilité des mises à jour

Chaque fiche affiche désormais sa date de dernière révision, calculée sur ses indications thérapeutiques. Une date récente signifie que le contenu a été relu et, le cas échéant, corrigé à cette date — pas que tout le contenu a été rédigé ce jour-là.

Un historique détaillé de chaque correction (raison, source, date) est tenu en interne pour chaque fiche, mais n'est pas encore publié tel quel : une partie de ces notes techniques n'a pas été rédigée pour un lecteur externe. Le rendre public, proprement, fait partie des prochaines évolutions de cette page.

Signaler une erreur

Une base de cette taille contient forcément des erreurs. Chaque fiche porte un bouton de signalement, ouvert à tous et sans compte : composition, interaction, sécurité, source ou autre. Les signalements sont revus manuellement et ne modifient jamais la donnée automatiquement.

Pour une remarque plus générale : sciencaroma@protonmail.com

Ce que ce site n'est pas

SciencAroma est un outil documentaire. Il ne pose pas de diagnostic, ne prescrit rien et ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un pharmacien. Les huiles essentielles sont des substances actives concentrées : elles interagissent avec des traitements, sont contre-indiquées dans de nombreuses situations, et certaines sont toxiques à faible dose.

Consultez un professionnel de santé avant tout usage thérapeutique, en particulier chez l'enfant, la femme enceinte ou allaitante, et les personnes épileptiques, asthmatiques ou sous traitement.

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